Cycle de conférences 2019-2020

Le Club d’Astronomie de Lyon Ampère organise depuis 1989 un cycle annuel de 6 conférences à destination du grand public en partenariat avec le Musée des Confluences. Nous invitons des chercheurs à venir exposer leurs projets, travaux et résultats sur tous les thèmes relatifs à l’astronomie, historique ou contemporaine. Ces conférences offrent au public une occasion conviviale de rencontrer les grands noms qui font l’astronomie d’aujourd’hui.

Les conférences se déroulent à partir de 19h00 au Musée des Confluences,
Adresse: 86 quai Perrache, 69 Lyon

Accès :

  • Arrêt musée des Confluences sur le tramway T1 ou les lignes de bus— C7, C10, 15, 63, 88
  • Depuis la gare Part-Dieu : Métro B arrêt Debourg puis tram T1, depuis la gare de Perrache : Tram T1
  • parking vélo et station Velov disponibles sur le parvis

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles…


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Mardi 15 octobre 2019 – 19h00

La géologie de la Lune, 50 ans après Apollo 11 par Pierre Tomas

Professeur émérite en planétologie à l’École Normale Supérieure de Lyon

“Après avoir eu les faveurs des politiques et du public autour des années 1965-1970, la Lune est tombée dans l’oubli, sauf pour les scientifiques. Douze missions (inhabitées) ont été envoyées vers la Lune depuis la fin des missions Apollo. Que sait-on et que reste-t-il à découvrir sur la géologie de la Lune ? Nous nous pencherons sur ce qu’ont apporté ces missions lunaires, missions Apollo comme mission “post-Apollo” sur ses cratères d’impact, son volcanisme, sa tectonique, sa structure interne, son eau, son origine …”

Mardi 12 novembre 2019 – 19h00

L’effet « Wouthuysen-Field », fairepart de naissance des premières étoiles par Francois Sibille

Directeur de recherche CNRS, à la retraite, Académie des Sciences, Belles-lettres et arts de Lyon, Association SÉLÉNÉ

“En 2018, dans le grand ouest australien un curieux radiotélescope a mis en évidence, dans le domaine des ondes de nos Iphone, une écorchure (bande d’absorption) sur le spectre bien lisse du corps noir cosmologique (CNC) à 2,726K qui baigne l’univers. Elle serait due à un phénomène assez simple, dit de « Wouthuysen-Field », qui aurait accompagné l’allumage des toutes premières étoiles : leur rayonnement UV rend l’hydrogène neutre et froid absorbant à 21cm, celui-ci prélève alors des photons sur le CNC de l’époque, laissant une trace que l’on retrouve aujourd’hui, décalée dans le domaine métrique par l’expansion.

L’extrémité grande longueur d’onde (la plus décalée, donc la plus ancienne) situe aux environs de 150 millions d’années après le Bigbang les premiers allumages qui mettent fin à « l’ère obscure » qui a suivi l’époque de la recombinaison.

L’extrémité courte longueur d’onde de la bande (la plus « récente ») donne la date de la fin du phénomène : lorsque suffisamment d’étoiles se sont allumées pour pouvoir ioniser tout le gaz, il n’y a plus d’hydrogène neutre absorbant. C’est la « re-ionisation » attendue avant les premières galaxies.

Cette observation, que j’expliquerai en détail « avec les doigts », est prémonitoire d’une nouvelle radioastronomie qui prend son essor au 21ème siècle avec des équipements d’une ampleur encore jamais vue, qui entrent progressivement en service particulièrement dans l’hémisphère sud (SKA etc.).”

 

Mardi 21 janvier 2020 – 19h00

Télescopes et interféromètres : nouveaux yeux, nouveaux mondes par Guillaume Bourdarot

Doctorant à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble

De la lunette de Galilée à l’interferomètre du Very Large Telescope (VLT), les astronomes n’ont cessé de perfectionner leurs instruments afin d’observer les plus fins détails du ciel. Trous noirs, systèmes solaires en formation et exoplanètes sont ainsi autant d’objets astrophysiques dont il devient possible de faire “une image”. Mais au juste, de quoi parle-t-on lorsqu’on fait une “image”, et en quoi consistent ces nouveaux moyens d’observation ? Nous verrons ensemble comment les progrès impressionnants de ces dernières décennies permettent de repousser toujours plus loin les limites de résolution dans les observations astronomiques, et les perspectives fascinantes qu’elles ouvrent.

Mardi 18 février 2020 – 19h00

Des optiques extraordinaires au cœur de la révolution des ondes gravitationnelles par Jérôme Degallaix

Chercheur à l’Institut de Physique des 2 Infinis de Lyon

La première détection directe d’ondes gravitationnelles venant de la fusion de deux trous noirs en 2015 a ouvert une nouvelle fenêtre pour étudier les événements les plus violents de l’univers. Totalement complémentaire du spectre électromagnétique, ces vibrations de l’espace temps nous apportent des informations inédites sur l’évolution des objets les plus compacts que la nature ai engendrée.
Cette découverte est le fruit de 50 ans de recherche expérimentale pour aboutir à des détecteurs géants, des interféromètres optiques de plusieurs kilomètre de long. Au cœur de ses instruments, nous retrouvons les miroirs les plus précis au monde dont le traitement et la caractérisation a été faits à Lyon sur le campus universitaire de la Doua.
Cet exposé retracera les dernières découvertes des ondes gravitationnelles et l’infrastructure unique qui a été développé à Lyon pour répondre aux besoins des grandes optiques en astronomie.

 

Mardi 17 mars 2020 – 19h00

2020, en route vers Mars par Cathy Quantin-Nataf

Conférence annulée

Professeur au Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes, Environnement, Université Claude Bernard Lyon1

L’exploration de Mars passe cette année une étape cruciale. Deux missions de robots explorateurs, bijoux de technologie, sont prévues: l’une européano-russe, Exomars et l’autre Américaine, Mars2020. Ces deux missions ont pour objectifs de chercher des traces de vie sur Mars. Pourquoi cherche-t-on des traces de vie sur Mars ? Où ces robots vont-ils atterrir et que vont-ils faire ? Comment l’étude de la planète Mars contribue à comprendre nos origines ?

Mardi 21 avril 2020 – 19h00

Conférence annulée

Faire de la science avec les films Marvel par Anthony Garcia, docteur en astrophysique

“Quand on pense à l’Univers Marvel et ses adaptations au cinéma, on ne pense pas directement à la science alors qu’il canalise un bon nombre de questions scientifiques. Est-ce qu’on peut vraiment se téléporter avec la Pierre de l’espace? Qu’est-ce qui se passe vraiment quand Captain Marvel va dans l’espace? D’où vient le Vibranium du bouclier de Captain America? Quicksilver peut-il vraiment aller à la vitesse de la lumière si facilement? J’essayerai de répondre à ces questions liées à la pop culture.”